L’épicondylite (tennis elbow)

Tennis-Elbow

Autrement appelée « tennis elbow », l’épicondylite est une affection qui concerne directement le coude et qui peut toucher les sportifs comme les personnes effectuant des gestes répétitifs sur leur lieu de travail. La douleur au coude, désagréable et surtout très gênante et handicapante au quotidien, est due à une affection des muscles de l’avant-bras et ce, tout particulièrement au niveau de leur insertion, soit au niveau l’épicondyle. Gêné par votre bras pour réaliser les mouvements les plus simples, vous pensez souffrir d’épicondylite ? Faites dès à présent le point sur la définition de cette pathologie, sur vos symptômes mais découvrez également les causes et les traitements qui sont à votre portée !

L’épicondylite : qu’est-ce que c’est ?

  • Mieux comprendre la pathologie

Avant toute chose, et pour mieux saisir l’origine et le principe d’une épicondylite, il semble tout d’abord primordial de comprendre où se trouve l’épicondyle et quelle est la fonction exacte de ce relief osseux.

L’épicondyle se situe au niveau de la face externe de l’humérus, exactement là où se rejoignent et s’insèrent les muscles directement mobilisés pour étendre les doigts de la main, tendre le poignet, attraper un objet ou effectuer des rotations de la paume. Dans le cas d’une épicondylite, les douleurs qui apparaissent au niveau du coude sont dues à l’atteinte de ces muscles et des tendons qui fixent ces derniers sur l’épicondyle. Ces derniers présentent alors des lésions, voire des faiblesses et rendent certains mouvements de la main et de l’avant-bras, difficiles. Plus elles sont abimées et fragilisées, plus les fibres des tendons s’affaiblissent et plus il sera difficile d’effectuer des gestes pourtant simples.

Lorsque les douleurs sont localisées sur la face interne du bras, c’est-à-dire lorsqu’elles touchent l’épitrochlée, on parle alors d’épitrochléite. Les deux pathologies sont semblables, aussi bien en termes de gêne que de traitement.

  • Comment se manifeste la douleur ? 

La douleur se manifeste au moment de réaliser les gestes qui monopolisent ces muscles. Elle peut être renforcée par l’absence de temps de repos ou de récupération après des activités qui monopolisent l’avant-bras mais le changement de température (notamment, le froid) et les vibrations (notamment sur un lieu de travail) peuvent venir considérablement renforcer les lésions au niveau des tendons et l’accentuer de manière notable.

  • Qui concerne-t-elle ? 

Loin d’être rare, l’épicondylite est une pathologie répandue et classifiée en tant que trouble musculo-squelettiques. Elle touche plus particulièrement les personnes âgées de 40 à 60 ans, c’est-à-dire les actifs pouvant présenter plus de fragilité au niveau des muscles et des tendons que des sujets d’une vingtaine d’années, par exemple.

Les causes

Dans la majorité des cas, les personnes atteintes d’épicondylite exercent une profession manuelle ou pratiquent le tennis de manière régulière, d’où la seconde appellation de l’affection : tennis elbow. Il semble cependant bon de préciser que, malgré cette appellation, l’épicondylite n’est que très rarement due à un simple loisir sportif. Dans le premier cas, la répétition de gestes tels que la rotation de l’avant-bras peuvent être à l’origine de l’affection. Frapper quelque chose avec la main, en accompagnant ce mouvement d’une flexion du poignet, est un mouvement qui peut également être déclencheur et qui sera bien évidemment connu des joueurs de tennis.

Quels sont les symptômes de l’épicondylite ?

  • En combien de temps la douleur se manifeste-t-elle ? 

On note l’existence de différents cas de figure. En effet, l’épicondylite peut se manifester de manière brutale, c’est-à-dire dès le début d’une nouvelle activité (qu’il s’agisse de sport ou non). Dans ce cas, la gêne apparait de manière évidente et ce, dès les premiers symptômes et vient alerter le patient sur son état. La douleur peut néanmoins aussi apparaître de manière progressive, comme une gêne de plus en plus notable et venant s’intensifier avec le temps jusqu’à devenir impossible à ignorer. Dans les deux cas, elle pourra toucher les deux bras mais ne sera généralement présente qu’au niveau d’un seul.

Les patients atteints d’épicondylite éprouvent des douleurs au niveau du coude. Ces dernières peuvent apparaître :

– au moment où le médecin exerce une pression au niveau de l’épicondyle. Cependant, aucune inflammation (rougeur, gonflement) ne peut être constatée à l’œil nu pour autant,

– au moment de réaliser certains gestes comme la rotation de l’avant-bras ou en attrapant tout simplement un objet à leur portée.

Dès l’apparition de douleurs, il est évident important de consulter son médecin traitant afin d’identifier clairement ces dernières et de décider du protocole à suivre. Même après avoir constaté la présence de l’épicondylite à l’aide de gestes précis et venant tester la résistance du bras, le médecin pourra prescrire une échographie du coude pour confirmer ses premières conclusions. Un tel examen sera également nécessaire si les douleurs chroniques persistent malgré le début de soins adaptés ou si la douleur, très vive, est apparue de manière très brutale. Dans ce dernier cas, on suspectera plutôt une rupture du tendon.

Guérir de l’épicondylite : quels sont les traitements ?

  • En combien de temps peut-on espérer être guéri ? 

Dans la grande majorité des cas, l’épicondylite se guérit de manière spontanée : l’affection se résorbe progressivement puis finit par disparaître totalement au bout d’un certain temps. Il est cependant bon de noter que la période de guérison peut être très longue selon les cas et que la pathologie reste donc handicapante pendant un temps certain. Les patients atteints le plus légèrement peuvent espérer pouvoir retrouver une liberté de mouvement après neuf ou douze mois en règle générale. Dans les cas les plus complexes, l’affection peut perdurer jusqu’à vingt-quatre mois et représenter une véritable gêne au cœur du quotidien.

  • Du côté des traitements : quelles sont les solutions à retenir ? 

Dans les faits, le traitement le plus classique consiste tout simplement à :

– préconiser un ralentissement voire un arrêt total de l’activité responsable de la pathologie afin que le tendons, enflammés, puissent profiter d’un certain repos et que l’affection ne s’aggrave pas,

– mettre en place une correction des gestes et des positions adoptées et responsables de l’affection avec des séances de kinésithérapie, afin de ne pas porter préjudice au temps de repos nécessaire et de repartir sur des bases et des habitudes plus saines,

– prendre des médicaments et plus précisément, des anti-inflammatoires et des antalgiques afin de soulager les douleurs et l’inflammation des tendons,

– subir une infiltration de corticoïdes dans la zone siège de la douleur.

Lorsque ces premières solutions ne permettent pas de réduire la douleur ou en cas d’épicondylite chronique, une intervention chirurgicale sous anesthésie pourra alors être nécessaire. Les médecins peuvent alors choisir de retirer des morceaux de tissus abimés ou présentant des anomalies. Il faut cependant noter que cette intervention n’est pas forcément synonyme de réussite et n’engendre pas forcément la disparition totale de la douleur.

V

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  • Épicondylite et vie professionnelle

S’il n’y a pas opération, la personne touchée par une épicondylite peut notamment profiter d’une adaptation temporaire de poste, demande à se faire prescrire par un médecin. S’il y a une opération, le patient bénéficie évidemment d’un arrêt de travail. La durée de ce dernier sera évidemment à déterminer en fonction des lésions en place, des éventuelles complications et bien évidemment, du type d’emploi occupé. La reprise du travail devra être effectuée en douceur afin d’éviter au maximum le surmenage.

Sur le lieu de travail, une prévention efficace de la tendinite du coude peut passer par une opération de sensibilisation afin que chacun puisse s’informer au sujet de la pathologie et son possible lien avec sa propre activité professionnelle. La prévention passe également par l’identification rapide des postes à risques et des facteurs qu’il est possible d’éliminer. Les tâches qui mobilisent les doigts, les poignets et les avant-bras de manière trop répétitive et qui favorisent les mauvaises postures sont évidemment à traiter en premier lieu. Dans l’idéal, ces tâches devraient être confiées à des machines ou alors confiées à des équipes pouvant effectuer une rotation régulière des postes.

Éviter l’épicondylite : les gestes de prévention à retenir dès aujourd’hui

  • À adopter au quotidien

Vous craignez, de par votre activité sportive ou votre métier, d’être sujet à l’épicondylite et voulez éviter tout traitement médical ? Vous en avez déjà souffert par le passé et voulez éviter toute récidive en protégeant au mieux les fibres musculaires de votre bras ? Bonne nouvelle : vous pouvez réaliser quelques gestes afin de prévenir son apparition ou sa réapparition. Parmi les conseils à retenir dès à présent, voici quelques impératifs :

– Quelle que soit votre activité, pensez à réaliser des mouvements souples afin de ne pas brutaliser vos articulations mais également de préserver au mieux vos muscles,

– Si vous vous apprêtez à réaliser une activité monopolisant votre avant-bras, qu’il s’agisse de sport ou non, pensez à vous échauffer afin de ne pas traumatiser vos muscles,

– Buvez de l’eau de manière régulière afin de rester bien hydraté en toutes circonstances,

– Lors d’activités intenses, pensez à faire des pauses,

– Si vous êtes amené à réaliser des gestes répétitifs pendant de longues périodes, variez-les au maximum afin de ne pas toujours monopoliser le même groupe musculaire de votre bras.

  • À adopter si vous êtes un tennisman aguerri

Vous êtes un fan de tennis et votre pratique sportive très régulière ? Afin de vous préserver, vous pouvez recueillir les conseils d’un médecin du sport. Cependant, avant toute chose, vous pouvez veiller à :

– conserver le même type de jeu afin de ne pas forcer sur votre coude de manière abrupte,

– être particulièrement prudent en cas de changement de raquette, de grip et de cordage car ces éléments peuvent justement entrainer de nouvelles postures,

– prendre garde aux changements de surface de jeu mais également aux balles qui ne devront pas être trop lourdes,

– une maladie ou une faiblesse déjà constatée au niveau du coude ne doivent jamais être prises à la légère.

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